Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner article  desabonner article
véhicules connectés

La prise en compte du facteur humain dans le projet Scoop@Ouest

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 10 janvier 2017

Q : En quoi prendre en compte le "facteur humain" dans un projet technologique est important ?
Mehdi Chahir : Plusieurs études montrent que le succès d’un déploiement technologique ne réside pas seulement dans la technologie. En effet, 95% des nouveautés mises sur le marché échouent et seulement 41% des déploiements technologiques en organisation sont une réussite totale. Les principales causes d’échecs s’expliquent par une mauvaise prise en compte du facteur humain. Pour pallier aux difficultés rencontrées par les projets technologiques, nous mettons en place pour SCOOP@Ouest une démarche d’accompagnement du projet centrée sur les de futurs utilisateurs, plus particulièrement, les agents de la DIR Ouest.

Q : Comment cette démarche d’accompagnement se met elle en place auprès des personnes?

R : Initialement dans le cadre d’un stage, et maintenant, dans le cadre d’une thèse, nous avons commencé à travailler avec Alain Somat1 (Université Rennes 2) et Stéphanie Bordel2 (Cerema) sur ce sujet à partir de novembre 2014.
Nous avons déployé différentes méthodologies spécifiques à la psychologie pour prendre en compte à la fois l’activité de travail des agents concernés par le déploiement et la manière dont le système SCOOP fonctionne ou pourrait fonctionner. Nous avons ensuite animé plusieurs réunions pour co-construire avec les agents la manière dont leur métier pourrait évoluer avec un tel outil. Enfin, nous nous sommes intéressés à la manière dont les agents comprenaient et se représentaient le système SCOOP.

Q : Quels sont les premiers retours de cet accompagnement et quelles sont les prochaines étapes ?

R : Les études réalisées nous ont déjà permis de mettre davantage en cohérence l’activité et l’avis des agents avec le système, soit par le biais de retours aux développeurs, soit par le biais de configurations locales spécifiques et accessibles à chaque partenaire du projet. Nous avons également pu travailler plus aisément à l’élaboration de nouvelles procédures de travail et aux évolutions possibles des métiers au sein de la DIR Ouest.
Nous allons continuer d’appliquer ces méthodologies pour prendre en compte les évolutions à venir et continuer d’accompagner au mieux le déploiement du système SCOOP. L’une des principales étapes dans les mois à venir, sera l’étude de la manière dont les agents vont utiliser réellement le système une fois qu’il sera déployé.

1 : Alain Somat est Professeur des Universités en psychologie sociale à l’Université de Rennes
2 : Stéphanie Bordel est Chargée de Recherche en psychologie sociale sur les thématiques de sécurité routière et d’acceptabilité à la Direction Territoriale Ouest (DTer Ouest) de Saint-Brieuc du Cerema Ouest