Incivilités - "Respectez leur travail, respectez-les"

Agressions physiques, menaces, insultes, jets d’objets… Les agents des DIR sont chaque jour confrontés aux incivilités des usagers dans l’exercice de leur fonction. Ces situations sont paradoxales car les agents sont agressés alors qu’ils assurent des missions d’utilité publique (protection, mise en sécurité des usagers de la route). Les comportements irrespectueux des conducteurs, qui vont parfois jusqu’à la mise en danger des agents, sont punis par la loi.

La bretelle était fermée pour des travaux de peinture sur l’échangeur pendant 20 minutes. Une voiture est entrée dans le balisage et n’a pas répondu à ma demande de s’arrêter. J’ai dû me sauver rapidement, car elle n’a ni ralenti, ni manifesté la moindre intention de s’arrêter. Si je ne m’étais pas écarté de sa trajectoire, je n’écrirais pas ce message aujourd’hui.

Simon

  • Chef d’équipe

Lors de notre patrouille, nous circulions à 70 km/h quand un automobiliste, après nous avoir doublés, s’est arrêté juste devant nous et nous a adressé un doigt d’honneur. Il est même venu au contact verbal, en nous reprochant de ne pas rouler assez vite, puis il nous a insultés de “bons à rien” et de “fainéants”.

Julie

  • agente d’exploitation

Alors que nous ramassions des déchets sur le bord de la route, un véhicule ne s’est pas écarté et n’a pas respecté le corridor de sécurité. Quand on lui a fait signe de se décaler, il nous a répondu par un doigt d’honneur et n’a pas changé de voie.

Christophe

  • agent d’exploitation

Une mobilisation permanente, des risques croissants

Ce sont environ 500 agents, mobilisés 365 jours par an, 24h/24, qui entretiennent plus de 1 430 km de routes nationales.

En 2025, ils sont intervenus 65 000 fois et les actes d’incivilité ont connu une inquiétante augmentation  : 35 signalements contre 19 en 2024.

Chaque incivilité, chaque agression, laisse des traces.

Incivilités : des comportements punis par la loi

  • Proférer des menaces et actes d’intimidations contre une personne exerçant une fonction publique peut être sanctionné jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 433-3 du Code pénal).
  • Commettre un outrage contre une personne exerçant une fonction publique peut être sanctionné jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 7500 € d’amende (article 433-5 du Code pénal).
  • Atteindre à l’intégrité physique ou psychique d’une personne, ou commettre des violences entrainant une incapacité de travail peuvent être sanctionnés jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 222-13 du Code pénal).

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